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Immobilier : L’acheteur est désormais roi

Le prix du m2 est au plus bas n’importe où, même dans les beaux quartiers.

S’il y a quelques années, c’était difficile de trouver un appartement dans les beaux quartiers de Paris avec un budget de 800 000 euros, actuellement, les acheteurs sont fortement sollicités. D’après ces derniers, il n’y a aucune raison de se hâter actuellement, car la situation est favorable aux acquéreurs.

À cause du gel du marché immobilier, il est possible pour un acheteur de faire de très bonnes affaires. En 2010, un vendeur était sollicité au moins par 6 acheteurs. Actuellement, c’est totalement l’inverse.

Le président de Century 21 explique que le marché est complètement stationnaire. De plus, les taux d’emprunt ont diminué l’an dernier, ce qui a resolvabilisé bon nombre d’acquéreurs. Certes les ventes de logements existants ont augmenté pour 2014 (720 000 unités) comparées à 2013, mais elles ont baissé de 10% vis-à-vis de 2011.

Effondrement du marché en milieu rural

Le marché de l’immobilier est en grande difficulté aujourd’hui, explique Jean-François Buet de la Fédération National de l’Immobilier. Dans les grandes métropoles, on remarque une infime stabilité. Mais au niveau des banlieues, les prix s’effondrent totalement. L’année dernière, le prix du m2 à Paris a baissé de 0.6%, cela a diminué de 2% en province et 3% en banlieue.

Concernant les habitations mal placées ou affichant des défauts, les acheteurs peuvent facilement obtenir un rabais de 15% sur le tarif normal, explique Fabrice Abraham du groupe immobilier Guy Hoquet. La baisse peut même aller jusqu’à 25% pour les pavillons situés en périphérie.

Dans le neuf, un véritable écroulement des transactions est constaté. L’an passé, à peine 70 000 habitations neuves ont été vendues. Les causes sont l’énorme différence de prix avec l’ancien ainsi que l’abandon des investisseurs.

Les acheteurs tournent le dos au neuf

Dans la construction de logements neufs, les constructeurs ont abandonné plusieurs projets. C’est notamment le cas de Nexity qui a dû renoncer à une dizaine de projets en 2014, faute d’acheteur. Depuis 2011, plus de 110 000 projets ont été abandonnés.

Il faut rappeler que la situation risque de durer encore à cause de la situation actuelle : chômage, politique incertaine, aucune reprise, etc. Aussi, les ménages préfèrent augmenter leur pouvoir d’achat plutôt que d’investir dans l’immobilier et s’accabler d’une lourde dette de plusieurs années.

 

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